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L'assurance maladie, la vache à lait de l'assainissement budgétaire

Ass maladie

Les données budgétaires gouvernementales disponibles à ce stade fixent les économies à réaliser d’ici 2018.

Sous l'ancienne législature, des économies structurelles de 1,1 milliard d’euros ont déjà été réalisées.

L'effort supplémentaire demandé par le nouveau gouvernement des droites, en matière de soins de santé, sera en partie supporté par les patients.

 

Le gouvernement annonce déjà une réforme du ticket modérateur qui aurait pour conséquence  de reporter directement sur les patients une partie des efforts budgétaires à réaliser.

D’importants besoins urgents restent insuffisamment remboursés : les soins dentaires, les soins de santé mentale, le matériel médical à l’hôpital, etc…

Le  patient  devra choisir entre l’accessibilité ou la qualité de leurs soins.

Il faut investir pour répondre aux besoins non rencontrés des patients tout en prenant ses responsabilités dans l’assainissement des finances publiques.

Il est tout à fait possible de réaliser des efforts substantiels sans toucher nécessairement à la qualité des soins de santé ou leur accessibilité.

La ministre Maggie de Block, veut remettre les malades de longue durée  au travail le plus rapidement possible. « Un emploi contribue au sentiment d’amour propre d’une personne et un salaire est préférable à une simple allocation ». Voilà les raisons qu’elle invoque pour défendre son projet de remise au travail des malades de longue durée.

Le but du gouvernement Michel est de remettre, le plus vite possible, 10.000 malades en incapacité de travail dans le circuit de l’emploi. D’après le patronat et les  syndicats, ce n’est pas une excellente idée. En effet, ça va amener l’employeur à dire qu’il n’a pas de travail adapté pour ces personnes et on les sortira pour cas de force majeure. Ils retourneront au chômage d’où on les exclura. On est vraiment dans une logique budgétaire.

Cette méthode est critiquable, car des sanctions sont prévues : Les réinsertions professionnelles réussissent lorsque les gens sont motivés. Ici, la motivation devient négative.

L'explosion du nombre des maladies musculo-squelettiques, l’augmentation importante des troubles psychiques et sociaux comme le burn-out : deux phénomènes qui expliquent en partie pourquoi les incapacités de travail de longue durée et, surtout, l'invalidité, font des ravages parmi les travailleurs.     A l'heure actuelle, il y a presque autant de travailleurs en arrêt  pour raison de santé ou carrément en invalidité, que de demandeurs d'emploi.

Le nombre de personnes susceptibles de tomber en invalidité a augmenté sous un double effet : d’une part, de plus en plus de femmes travaillent, et c’est très bien !, et d’autre part, une série de restrictions ont été apportées dans différents régimes parallèles en sécurité sociale comme les prépensions ou les pensions.

En conclusion, notre gouvernement devrait prendre des mesures pour s'attaquer à la cause des problèmes de santé, et non s'en prendre aux malades !

Les économies que le Fédéral entend faire porter sur le secteur des soins de santé, reviennent à faire de l’assurance maladie, la vache à lait de l’assainissement budgétaire.