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La COP 21 Une grande ARNAQUE !

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A l’heure où les Chefs d’Etat négociaient un accord international à Paris contre le réchauffement de la planète, leurs négociateurs sur le commerce, se réunissaient à Genève afin de mettre sur pied, dans le plus grand secret, un nouvel accord de libre-échange, qui pourrait venir renforcer l’exploitation des énergies fossiles et exacerber le changement climatique.

La menace sur l’action en faveur du climat que représentent ces accords commerciaux est si bien démontrée, qu’elle semble avoir incité l’Union Européenne à vouloir éviter le sujet du commerce lors de la conférence de l’ONU sur le climat, à Paris.

 

 

Un document présenté par la direction de l’action pour le climat de la Commission Européenne (DG CLIMA) au comité sur le climat des gouvernements de l’UE a pu être consulté par l’organisation militante Corporate Europe Observatory.

Il suggérait que l’UE ait l’intention de s’opposer à toute référence au commerce ou à des problématiques liées au commerce dans l’éventuel accord qui émergerait de la COP 21.

La grande conférence sur le climat, qui s’est tenue à Paris, n'est qu'un grand cirque politico-médiatique aussi coûteux qu'inutile qui ne fera pas avancer la question de l'écologie.

La seule certitude pour l’instant, c’est que, dans le meilleur des cas, l’accord signé à Paris ne suffira pas à maintenir le réchauffement climatique sous les 2 degrés.

« Il faudrait pour cela un effort extraordinaire qui est aujourd’hui totalement hors de portée », expliquait récemment Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. « Il n’y a qu’à rappeler que, d’ici 15 ans, la Chine devrait doubler sa consommation de charbon ».

Alors que Charles Michel s’exprimait au sommet climat, la Flandre recalait une nouvelle fois le projet d’accord belgo-belge.

En attendant, notre pays s’est tout de même vu récompensé lors de cette première journée de sommet: il a reçu le prix du “fossile du jour” attribué quotidiennement par les 950 ONG réunies sous la coupole du “Climate Action network”, qui ont tenu à saluer de manière ironique l’inaction belge.

Lors d’un précédent round de négociations, la N-VA avait rejeté une première proposition avancée par les quatre ministres, dont la ministre flamande Joke Schauvliege (CD&V). La Flandre exigeait notamment de recevoir 56% des revenus de mise aux enchères des quotas de CO2, mais l'accord ne lui en attribuait que 50%. La N-VA s'insurgeait aussi de la baisse de la part d'énergie renouvelable que doit atteindre la Wallonie en 2020, qui passait de 12,5% à 11,5%.

« Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de coopération mondiale au sujet d’une des questions les plus complexes auxquelles l’humanité s’est confrontée », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. « Pour la première fois, tous les pays du monde se sont engagés à infléchir la courbe des émissions, à renforcer la résilience et à faire cause commune pour prendre des mesures climatiques communes».

En outre, les pays du Nord admettent être historiquement responsables de la situation: ils s’engagent, dès 2020, à une contribution financière minimale de 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à y faire face.

Les politiques en matière d'énergie, d’isolation des bâtiments ou de mobilité sont cruciales pour répondre au défi climatique.

Tant que des quotas de « droit de polluer » pourront être vendus à d’autres régions, nous ne réduirons absolument pas notre pollution. Mais on repoussera le problème.

Notre planète n’a pas besoin de la commercialisation de la pollution, mais bien d’une diminution drastique de celle-ci !

Il faut une réelle volonté politique, un autre paradigme afin de faire face aux enjeux écologiques de demain. Il en va de la survie de l’humanité !

L'écologie politique renvoie au modèle même du développement de notre société : le rapport de l'humain à la nature, les limites de l'écosystème et sa destruction par l'homme, la perversion du système capitaliste qui nous instille des besoins matériels et des désirs qui finissent par nous asservir totalement.

L'écologie politique est une réflexion large sur 3 pôles : les modes de production et d'échange, le contenu de ces productions et les modes de consommation.

Pour le Mouvement de gauche, il est urgent d’affronter la crise écologique qui menace l’humanité en remplaçant le système productif par une économie au service du progrès humain et des besoins réels.  C'est l'écosocialisme

Se débarrasser de toute logique productiviste, mettre en place une écologie farouchement anticapitaliste,  va nous permettre d'atteindre cet objectif.

Concrètement, la logique écosocialiste consiste à privilégier la production de biens utiles et durables, répondant aux besoins réels des personnes et compatibles avec la préservation de notre écosystème.

Il convient de prendre toute mesure adéquate pour dépasser et rompre avec les logiques productivistes et consuméristes.

Il faut repenser tout à la fois l’utilité sociale de la production, nos manières de consommer, nos besoins réels, la finalité de nos produits et la manière de les produire.

Dans cette quête, la « règle verte »: Ne jamais consommer plus que ce que l'écosystème peut reconstituer est notre boussole et va nous aider à supprimer la dette écologique.

Par la prise en compte systématique de l’empreinte écologique générée, cette règle va nous guider vers la nécessaire réduction de certaines consommations matérielles et nous assister dans le choix des activités à relancer.

Notre but, en effet, est de neutraliser notre empreinte écologique, ce qui implique une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et l’arrêt du nucléaire, qui entraîne des risques inacceptables tant pour les êtres humains que pour l’écosystème.

En conclusion : le projet écosocialiste dénonce la programmation d’un individu-consommateur docile, soumis aux impératifs du productivisme qui lui fait désirer des produits nuisibles et inutiles, fabriqués à l’autre bout de la planète dans des conditions de travail indignes et sous des législations environnementales défaillantes voire inexistantes.

Il combat la publicité, la marchandisation, et les médias qui nous conditionnent et nous soumettent à une injonction d’achat et de gaspillage permanents.

Il dénonce les accords promus par l’O.M.C. qui contribuent à l’épuisement des ressources naturelles, à l’exploitation des peuples du Sud et au dumping social dans les pays dits développés.