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Ces 27 & 28 août 2016 - Weekend Rouge Vert à Daussois - Rencontre avec les écosocialistes et les objecteurs de croissance.

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Lors du week-end à Daussois, nous allons échanger et débattre avec deux objectifs principaux.

D’abord nous allons questionner ce qui aujourd’hui peut fonder une pensée commune pour des personnes issues de courants politiques différents mais unies dans leur conviction que le modèle capitaliste nous conduit vers une catastrophe sociale, écologique et démocratique.

Ensuite, parce qu’il s’agit de ne pas se contenter de dénoncer mais qu’il est urgent d’agir, nous mettrons en débat une série de solutions concrètes dans des champs importants de nos vies (l’alimentation, l’énergie, le travail et l’entreprise, la culture et l’engagement citoyen,...).

(Pour s'inscrire : C'est ici !)

 

Programme.

Samedi 27/08/2016, matin à 9h :

Petit mot de bienvenue de la art des organisateurs et présentation du programme pour le week-end

Samedi 27/08/2016, matin de 9h30-12h (en plénière)

« Ecologie, socialisme : ce que l’on prend, ce que l’on laisse »

Intervenants : Alain Adriaens (mpOC), Pierre Eyben (VEGA) et Eric Robert (MG)

Animation : Thomas Héricks (ACJJ)

Le débat en quelques lignes : Issus de courants de pensées différents, les intervenants se prêteront à un petit jeu, nous dire, de leur terreau idéologique (écologie politique, marxisme, socialisme,…) ce qu’ils conservent pour nourrir une pensée rouge verte au XXIème siècle … mais aussi ce qu’ils laissent.  Chacun(e) sera invité à faire de même. Un grand tableau « ce que l’on garde, ce que l’on laisse » sera à disposition.

Samedi 27/08/2016, après-midi de 14h-16h30 « des défis et des alternatives » (en ateliers)

Atelier 1 « Le défi de l’énergie : sortir du nucléaire et construire des alternatives »

Intervenants : Francis Leboutte (mpOC et noT2D3.be),  Arnaud Collignon (IEW), Juliette Boulet (porte-parole de Greenpeace Belgique), Jean-François MiTSCH (Enercoop).

Animation : Ezio Gandin (Amis de la Terre)

Le débat en quelques lignes : Le débat n’est plus de savoir si nous allons sortir du nucléaire (une énergie qui n’est simplement plus rentable).  C’est premièrement de savoir quand nous allons en sortir : avant ou après une catastrophe majeure sur les vieilles centrales prolongées au-delà du raisonnable.  C’est deuxièmement de penser l’alternative.  Est-il envisageable de passer au renouvelable sans réduire massivement notre consommation ?

N.B. Enercoop. tiendra le samedi un stand sur le site de Daussois afin de présenter ses activités. (http://www.enercoop.be)

Atelier 2 « Le défi des communs : repenser notre rapport à la propriété »

Intervenants : Mathieu Lietard (politologue), Elisabetta  Cangelosi (Transform!)

Animation : Dimitri Zurstrassen

Le débat en quelques lignes : Le vrai début du capitalisme est souvent daté de la destruction des « communs » dans l’Angleterre du XVIe siècle avec le « mouvement des enclosures » qui privatisa les terres jusqu’alors gérées en commun. Les (biens) communs sont différents des biens publics, différents des biens collectifs et ne sont pas non plus des biens en libre-accès. Qu’ils soient des communs naturels (forêt, eau…), culturels ou informationnels, les communs sont caractérisés par le fait qu’ils sont gérés par une communauté qui les gouverne selon des règles codifiées, dans une perspective d’usage-et non d’appropriation.

Samedi 27/08/2016, de 17h30-19h30 (en plénière)

 « Luttes sociales et syndicats bashing : La couverture presse des luttes sociales et la nécessité de médias alternatifs »

Intervenants : Jean-François Tamellini (secrétaire fédéral FGTB), Christine Mahy (secrétaire générale du RWLP), Tony Demonte (secrétaire général adjoint de la CNE), Alexandre Penasse (rédacteur en chef de Kairos), une journaliste de Medor (à confirmer)

Animation : Sarah De Liamchine (ex-conseillère en communication d’un syndicat des services publics)

Le débat en quelques lignes : Pas un conflit social sans que l’on ne retrouve dans les médias principaux l’expression « prise d’otage », sans que la liste des « perturbations » n’occupe une place démesurée par rapport aux motivations du conflit, sans que les éditoriaux assassins envers les syndicats se multiplient.  Existe-t-il dès lors une alternative au développement de médias alternatifs ?  Mais comment ceux-ci peuvent-ils assurer une large diffusion ?  Atteindre une taille critique leur permettant de payer correctement des journalistes ? Comment peuvent-ils concurrencer l’immédiateté qu’offrent les grands médias ?  Quelle place pour les réseaux sociaux, pour les journaux électroniques, pour le journalisme citoyen ?

Samedi 27/08/2016 à 21h :

Concert de « Newt » (groupe rock qui vient de gagner le prix « l’envol des cités ») suivi d’une scène ouverte

Newt est un groupe de Rock Alternatif de la région de Charleroi.

Né des cendres d’un ancien projet, le groupe sort en mars 2015 son tout premier EP dont le single « Reset All I Feel » passera sur de nombreuses radios et le morceau d’ouverture « State of Delusion », souvent programmé dans l’émission « We Will Rock You » de Classic 21.

Le groupe continue de composer et prépare les concerts qui s’annoncent nombreux cette année.

Newt espère présenter son premier album début d’année prochaine.

Dimanche 28/08/2016, le matin de 9h30-12h « activité économique nuisible versus activité économique utile : produire moins, produire mieux »(en ateliers)

Atelier 1 « Extractivisme et grands travaux inutiles imposés »

Intervenants : Bernard Legros et Christine Poilly (du collectif lillois « Houille, houille, houille »)

Animation : Lucette Royez (MG)

Le débat en quelques lignes : Depuis quelques années, les capitalistes tentent de relancer l’accumulation de valeur au moyen de grands travaux inutiles imposés (GTII), parmi d’autres stratégies. L’exemple emblématique est celui de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, mais on peut citer, chez nous, la méga-prison de Haren ou le projet NEO de redéploiement du plateau du Heysel à Bruxelles. Misant tous sur le gigantisme pharaonique, ces GTII sont non seulement catastrophiques sur le plan écologique, mais ils n’apporteront pas non plus de bénéfice social en terme d’emploi de qualité, ou de convivialité. Ils sont aussi imposés anti-démocratiquement. Leur cadre général s’appelle l’extractivisme : gratter ou pomper toutes les ressources possibles de la Terre (fossiles, sable, métaux), exploiter les sols par l’agriculture productiviste, dans le but d’alimenter la mégamachine folle du capitalisme néolibéral mondialisé. Empêcher de tels dégâts est une priorité pour inverser le rapport de force avec l’oligarchie. 

Atelier 2 « Les coopératives : un modèle pour sortir du capitalisme par la base et par nos pratiques ? » 

Intervenants : Marie-Françoise Lecomte (CoopECO), Stratos Meintanopoulos (campagne GR-ENTRANCE), Michel Lecomte (Cociter),  Amaury Haegeman (SMART.BE)

Animation : Paul Hermant (Acteurs des Temps Présents) (à confirmer)

Le débat en quelques lignes : Si par leur nature certaines activités économiques doivent rester ou revenir dans le giron d’une gestion par l’Etat, notamment afin d’assurer un accès universel à certaines fonctions collectives (justice, éducation, santé, mobilité, énergies, logement,…), et s’il est important que l’Etat puisse jouer un rôle d’acteur économique, il n’est par contre ni souhaitable ni réaliste de nationaliser toute l’activité économique et commerciale. Il convient donc de promouvoir des modes de productions et de commerce qui à la fois permettent décentralisation, liberté d’entreprendre et autonomie, tout en sortant de la logique de profit et des mécanismes d’exploitation qui y sont liés. La structure coopérative, et en particulier les structures coopératives à finalité sociale, présentent de nombreux avantages. 

Dimanche 28/08/2016, l’après-midi de 14h-16h30 (en plénière) 

« Eurocratie versus démocratie ? »  

Intervenants : David Wagner (Dei Lenk), Pedro Chaves Giraldo (politologue, conseiller politique au groupe de la GUE du Parlement européen) , Paul Lannoye (député honoraire européen), Vincent Decroly (VEGA, ancien député)

Animateur : Gérard de Sélys (ex-journaliste RTBF) (à confirmer)

Le débat en quelques lignes : On ne peut pas dire que l’UE soit très sensible à l’écologie (prolongation du glyphosate, affaiblissement des normes bios, absence de règlementation sur les nanoparticules,…).  On ne peut pas dire que l’UE soit très sociale (mesures de rétorsion à l’encontre des gouvernements de gauche en Grèce et au Portugal, mise en concurrence des travailleurs,… ).  On ne peut pas dire que l’EU soit très démocratique (parlement dépourvu du droit d’initiative, négociations secrètes sur le TTIP, présence massive de lobbys,…).  Le dernier Président de la Commission travaille désormais pour Goldman Sachs.  L’actuel a mis en place des mécanismes de fraude fiscale « légale » dans le pays dont il était Premier ministre.   A l’heure de la mondialisation économique, existe-t-il une possibilité de déserter l’UE et de construire un autre modèle (progressiste et ouvert sur le monde) ?  Ou bien sommes-nous condamner à refonder l’UE ? Et au fond, quelle option est la plus souhaitable ?

Dimanche 28/08/2016, l’après-midi 16h30 :

Petit mot de conclusion de la part des organisateurs

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Informations annexes :

  • Afin de permettre une prise de parole partagée, une personne sera chargée de faire appliquer une règle (sous forme ludique mais un peu stricte) pour la gestion des débats (nombre de prises de paroles et durée limités), et d’un(e) distributeur/trice de parole par débat.
  • Par ailleurs, nous aurons un petit tableau « repas-débat » à l’entrée (et sur le formulaire d’inscription sur le site) sur lequel chacun peut annoncer son envie de débattre d’un thème autour d’une table lors d’un repas. On a déjà une proposition avec un « Souper catastrophe : Faut-il communiquer sur la catastrophe ? (à l’initiative de Bernard Legros) »
  • Dans l’idée d’échange des expériences, nous organiserons également une donnerie de livres : chaque participant au week-end apporte un bouquin et en reprend un.
  • Enfin, nous aurons des « cahiers de soutiens » à disposition pour y laisser un petit mot et qui seront envoyés à différents lanceurs d’alertes
  • Un dépôt-vente du magasine Médor sera présent sur le site.

Par ailleurs, stands des mouvements et associations amis, ateliers et démonstrations, seront au programme entre les activités.

 

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