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Halte à la croissance aveugle !

Terre polluée

 

Face à une crise de l’emploi sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la seule solution que nous proposent les gouvernements libéraux et sociaux-démocrates au pouvoir en Europe, unis dans la même logique productiviste, pour sortir de celle-ci est le recours à la croissance à tout prix !

  

 

Or, c’est ce prétendu besoin de croissance qui a mené à la libéralisation internationale et non régulée des échanges, telle qu’imposée par l’Union européenne, le Fonds Monétaire International, l’Organisation Mondiale du Commerce et la Banque Mondiale.

C’est également lui qui conduit au pillage et au gaspillage des ressources naturelles, à l’explosion des transports de marchandises par avion et par camion, grands producteurs de gaz à effet de serre et, finalement, à la destruction progressive de notre planète.

Non, à ce culte de la croissance forcenée et à cette croyance que la libéralisation des échanges n’est pas le remède à tous nos maux.

La relocalisation de l’économie constitue un outil essentiel pour résoudre la crise économique et écologique actuelle.

Pour mettre en œuvre cet outil, maintenant, il conviendra de pouvoir s’appuyer sur un Etat fort et indépendant de la finance internationale, qui assumera ses missions régaliennes et prendra en compte, plus que ce n’est le cas actuellement, les légitimes desiderata de sa population.

Dans ce contexte, l’ Etat aura à cœur de préserver les services publics, sources d’emplois non délocalisables et profitant au plus grand nombre.

L’Etat doit soutenir les P.M.E., viviers d’emplois locaux, et leur croissance en les aidant à surmonter les difficultés qui entravent leur développement.

Il faut lutter contre la bulle spéculative immobilière, source de paupérisation des travailleurs et des allocataires sociaux, en s’investissant massivement dans la rénovation de bâtiments désaffectés qui seront transformés en logements accessibles à tous et en équipements collectifs par une main d’œuvre locale et non délocalisée.

Nous devons favoriser la relocalisation de l’emploi au travers des circuits courts, c'est-à-dire des modes de commercialisation des produits agricoles et horticoles dans lesquels au maximum un intermédiaire intervient entre le producteur et le consommateur.

Ces circuits courts contribuent au développement économique local, au travers du maintien ou de la création d’emplois, il permettra également aux producteurs de vivre décemment en ne devant pas abandonner la majeure partie de leurs plus-values à des intermédiaires.

Ils rendent également au consommateur son rôle d’acteur dans la vie économique et sociale en lui donnant la possibilité d’influer sur les modes de production et de commercialisation par des choix excluant toute spéculation.