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Repensons en déconstruisant les institutions financières

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Le capitalisme financier est dominé par la banque internationalisée, dite universelle (parce qu’elle effectue toutes les opérations possibles, de la réception des dépôts jusqu’à la gestion pour compte propre et l’émission des produits dérivés modernes).

 

 

 

Le capitalisme financier est dominé par la banque internationalisée, dite universelle (parce qu’elle effectue toutes les opérations possibles, de la réception des dépôts jusqu’à la gestion pour compte propre et l’émission des produits dérivés modernes).

Comme n’importe qu’elle société, son comportement est régi par la recherche du profit maximum à court terme. La banque universelle a un comportement spéculatif, en jouant sur les variations de prix d’un actif (action, obligation, matières premières, taux de change, etc…), car c’est la meilleure façon de maximiser son profit.

La spéculation à été décuplée du fait de la libéralisation de la circulation des capitaux dans les années 80. L’utilisation des ordinateurs et le traitement des opérations boursières en une fraction de secondes ont encore accéléré le processus (ce que l’on appel l’algorithme).

Les dangers liés à l’activité de la banque universelle sont devenus criants avec la faillite de la banque d’investissements américaine Lehmann Brothers en 2008. Cette dernière était une banque systémique, dont la faillite a mis en danger l’ensemble du système bancaire à l’échelle internationale.

On ne « réforme » pas de telles institutions financières, on les « déconstruits ». Il faut une véritable révolution bancaire, qui consiste à remplacer la banque universelle par trois types d’entités, complètement séparées sur un plan juridique :

1-      Les caisses de comptes courants seules habilitées à recevoir des dépôts et qui ne pourraient octroyer aucun prêt, quel qu’il soit.

2-      Un puissant pôle de banques publiques qui collecteraient, sous différentes formes, l’épargne privée et publique ainsi que des capitaux de toutes maturités (des emprunts à différents termes) qu’elles prêteraient ensuite aux ménages et aux entreprises. Il leur serait interdit de réaliser des opérations dans les paradis fiscaux. d’acquérir ou de vendre des produits dérivés, de jouer le rôle d’assureur, de faire de la gestion de fortune et encore moins du trading pour compte propre. Il leur serait également interdit de se constituer un portefeuille d’actions. Elles constitueraient le bras financier de l’état dans sa politique d’investissement et de soutien à l’économie réelle.

3-      Les banques privées qui empruntent sur le marché, pour un terme déterminé, les capitaux qu’elles replacent ensuite à un long ou moyen terme, elles pourront réaliser toute les opérations aujourd’hui possible, à l’exception du trading pour compte propre (règleVolker). Si elles prenaient des risques démesurés, elles feraient faillite et ne seraient en aucun cas renfloué par l’Etat, donc par le citoyen