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Que restera t-il de nos PME ?

Compensation

« Les PME font partie des principaux gagnants potentiels du traité transatlantique », affirmait en mars dernier la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström. 

 Ce projet est essentiellement soutenu par les lobbies des grandes firmes transnationales, et on comprend aisément l’intérêt politique qu’il y a à convaincre les PME de rejoindre les rangs des supporters. Mais si on se penche sur ce qui est sur la table des négociations, qu’est-ce que le TTIP peut réellement offrir aux PME ?

Le MR se présente comme le parti défendant les PME et les indépendants, mais est grand partisan du TTIP.

En voulant privatiser au maximum et tout libéraliser, on risque de conduire les PME à la destruction. Elles seront remplacées par les multinationales américaines ou européennes qui seront les véritables gagnantes du TTIP. Surtout les américaines qui domineront plus encore le monde.

Nous savons très bien, que la plupart d’entre elles, bénéficieront d’une place au chaud au siège de ces multinationales.

Notre gouvernement, par le biais de l’austérité, met actuellement en place ce que le TTIP nous imposera plus tard.

La dérégulation des marchés qui sera totalement mise en place légalement et généralisée, ne permettra pas à nos entreprises de rivaliser avec ces multinationales aux moyens financiers colossaux.

Le gouvernement de droite veut nous faire croire que la concurrence permettra à nos PME, d’augmenter leur chiffre d’affaire, mais c’est sans compter qu’elles éprouvent déjà de nombreuses difficultés à affronter la concurrence instituée par l'ouverture des marchés.

En Belgique, les PME de moins de 50 employés représentent 97 % du total des entreprises, mais moins de 1 % exporte aux États-Unis. Peu de PME pourraient profiter du traité, alors qu’elles seront pratiquement toutes concurrencées par des produits moins chers (Harmonisation des normes), car basés sur des standards peu élevés.

85 % des nouveaux emplois en Europe au cours des années 2000 ont été créés par des PME. On ne peut dès lors que s’étonner du fait que la Commission européenne présente le TTIP comme sa principale initiative pour relancer l’emploi en Europe.

Les PME sont dans leur grande majorité soit mal informées, soit indifférentes aux enjeux. Elles estiment qu’elles ne seront pas traitées sur un pied d’égalité avec leurs concurrentes de plus grande taille en raison de la complexité de la procédure (il faut pouvoir s’appuyer sur des juristes pointus) et de son coût (qui est estimé à environ 8 millions d’euros, ce que peu de PME peuvent se permettre de débourser).

En fin de compte, le TTIP renforcera le commerce bilatéral. En effet, les secteurs européens qui exportent aux Etats-Unis sont les mêmes que les secteurs américains qui exportent en Europe. Ce commerce sera laissé aux mains des grandes entreprises qui, comme on le sait disposent de bien plus de facilités et d’atouts pour s’imposer sur des marchés étrangers au détriment des PME européennes.

Les aides de nos Etats pour réduire le coût du travail n’est donc qu’un leurre !

Sources: POUR et CNCD-11.111.111.