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Nos assiettes en DANGER !

pesticide danger food

 Nos agriculteurs souffrent. Souvent très endettés, moralement épuisés par un travail qui n’est pas rémunéré au juste prix, nos petits producteurs disparaissent les uns après les autres. En Belgique, ils étaient encore 185.000 en 1980; 30 ans plus tard, ils n’étaient plus que 75.000.

 

 

Le modèle agricole actuel, dominé par l’industrie agro-alimentaire, débouche sur des exploitations gigantesques et une agriculture industrielle. Elle fait fi des saisons, balaie d’un revers de main toute gestion environnementale et sociale raisonnée, produit une alimentation peu saine et insipide, à moins qu’elle ne rehausse le goût à grands coups d’exhausteurs et d’additifs.

"on mange des poulets chlorés, de la viande aux hormones, et peut-être pire encore"

Les accords de libre-échange soulèvent bien des inquiétudes quant aux risques qu’ils font peser sur notre alimentation. Les négociations du très emblématique TTIP en sont un bon exemple, particulièrement au vu du manque total de transparence qui les caractérise.

Quel sera l’impact du TTIP sur la qualité de notre assiette ? Sur notre modèle agricole ? Ou encore sur nos politiques publiques ?

Nous aurons moins de choix dans nos assiettes, parce qu’il sera davantage encore dicté par l’industrie agroalimentaire. La production locale aura du mal à faire face à ces économies d’échelle que les grosses industries peuvent négocier.

On a connu des difficultés sur la traçabilité en Europe, récemment encore sur la question de la viande de bœuf remplacée par du cheval dans des lasagnes. Nous aurons encore plus de mal à garantir cette traçabilité avec l’ouverture à d’autres pays.

Le TTIP poussera les agriculteurs à devenir des salariés au service des industries agroalimentaires.

Nous serons obligés de manger du « TRICATEL » tous les jours.

Les défenseurs du TTIP nous mentent ! La législation européenne n’offrira plus aucune protection alimentaire.

Nous mangerons de la viande aux hormones, des poulets traités à l’eau de javel, de la nourriture traitée aux pesticides interdits actuellement en Europe. Des pesticides dangereux pour la santé seront autorisés et généralisés !

La viande produite chez nous est vendue au Maroc. Nous mangeons de la viande importée d’Argentine.

Le lait que nous produisons est exporté en Chine pour en faire du lait en poudre. Quant au lait que nous buvons il vient de Roumanie.

Les industries agroalimentaires et le système financier veulent faire baisser les prix, non pas pour que nous puissions acheter moins cher, mais bien pour augmenter les dividendes des actionnaires qui s’en mettent déjà plein les poches.

L’augmentation de la production engendrera l’augmentation de la quantité de déchets organiques qui eux-mêmes pollueront davantage les nappes phréatiques qui s’assècheront.

Nous n’aurons plus la même qualité de nourriture !

L’impact sur le climat, réduira à néant les efforts pour le sauvetage de notre planète.

Les transports entre les Etats-Unis et l’Europe, vont accroitre le désastre climatique et augmenter la pollution.

Nous savons aujourd'hui que le Traité de libre-échange entre l'Union européenne et les États Unis va dérouler le tapis rouge aux entreprises multinationales des deux côtés de l'Atlantique, remettant en cause les droits sociaux et environnementaux de l'ensemble des citoyens.

Si un certain nombre d'aspects du Traité transatlantique ont été jusqu'à présent abordés grâce à la mobilisation de l'opinion publique, très peu de choses ont été dites sur l'impact que le TTIP aura sur les animaux d'élevage. Or c'est une question écologique très importante pour notre santé, notre environnement et pour la condition animale.

En d'autres termes, le TTIP signifie une vraie progression en Europe de la marchandisation de la vie en général et de celle des animaux en particulier. Une raison supplémentaire de dire non au Traité transatlantique !